Comment est née l’idée d’Örya ?

Un souvenir d’été, quelques minutes d’angoisse, et la naissance d’une idée simple pour retrouver un enfant perdu.

Un moment qui ne s’oublie pas

Je m’appelle Jules Garreau, et l’idée d’Örya est née d’un moment que je n’oublierai jamais.

Une journée simple, puis la disparition

C’était l’été, j’étais en vacances au bord de la mer et je passais la journée avec mes deux neveux. Arthur avait 6 ans, son petit frère 4. On décide d’aller à la plage. Rien d’extraordinaire. Une journée simple, joyeuse, comme on en vit tous en famille. Les enfants jouent, on se baigne, tout va bien.

En sortant de l’eau, on revient vers nos serviettes. À ce moment-là, je regarde mon téléphone quelques secondes, juste pour vérifier si je n’ai pas un message de leur maman. Et quand je relève la tête… Arthur n’est plus là.

Ce sont quelques secondes seulement, mais sur une plage bondée en plein mois d’août, ça suffit. Mon cœur s’emballe immédiatement. Je regarde autour de moi, je l’appelle, je cherche du regard. Rien. Je dois aussi garder son petit frère, je ne peux pas courir partout. Je le mets sur mes épaules et je commence à chercher, avec cette boule au ventre que beaucoup de parents connaissent.

Ce que j’ai ressenti à ce moment-là est difficile à décrire. Un mélange de peur, d’impuissance et de culpabilité. Et je pense aussi à Arthur. À ce qu’il peut ressentir, seul, au milieu de centaines de personnes, sans comprendre où je suis passé.

Le retour au poste de secours

Les minutes paraissent interminables. Heureusement, une maman remarque Arthur seul et a le bon réflexe de l’emmener au poste de secours, un peu plus loin. J’y vais presque instinctivement. Et je le vois. Il est là. Sain et sauf.

Le soulagement est immense. Mais le stress, lui, ne disparaît pas tout de suite.

Le déclic

Sur le moment, une chose m’a frappé : cette maman a fait exactement ce qu’il fallait… mais elle n’avait aucun moyen de me contacter directement. À l’époque, Örya n’existait pas. J’ai alors commencé à chercher des solutions. Des objets, des applications, des dispositifs censés aider dans ce genre de situation. Mais soit c’était compliqué, soit intrusif, soit peu adapté à un enfant. Rien ne me semblait vraiment simple, rapide et efficace dans un moment d’urgence.

Je me suis dit qu’il devait exister une autre façon de faire. Quelque chose de très simple. Quelque chose qui ne demande ni installation, ni manipulation complexe. Un moyen pour qu’un adulte bienveillant puisse, en quelques secondes, contacter les parents et rassurer tout le monde.

Pourquoi Örya existe

C’est de cette réflexion qu’est née l’idée d’Örya. Pas d’un concept marketing, pas d’un bureau, mais d’une peur réelle, vécue, partagée. Celle d’un adulte responsable, et celle d’un enfant perdu, même pour quelques minutes.

Aujourd’hui, Örya existe pour une seule raison : éviter que ces minutes d’angoisse durent plus longtemps que nécessaire. Parce qu’en tant que parent, on sait qu’une seconde peut sembler une éternité.